Le Manteau

LE MANTEAU

Dimanche 13 Septembre à 17H30

Cette soirée mêlant musique et littérature vous propose une véritable immersion dans les profondeurs du grand romantisme russe.
Pour commencer, le splendide premier trio d’Anton Arensky, véritable chef-d’oeuvre de la musique de chambre russe, avant de plonger dans l’épopée angoissante et burlesque d’Akaki Akakievitch, l’anti-héros de la nouvelle Le Manteau de Nikolaï Gogol.
François Berléand et le Trio Hélios, qui fêtera ses 10 ans cette saison, se retrouvent avec bonheur dans ce spectacle intense, drôle et émouvant.
OUVERTURE DES PORTES À 17H

PREMIÈRE PARTIE AVEC LE TRIO HÉLIOS
Anton Arensky :
Trio n°1 Op. 32
Allegro moderato
Scherzo – Allegro molto _ Elegia – Adagio
Finale – Allegro non troppo

Si Anton Arensky fut très marqué par son amitié avec Tchaïkovski, il vouait également une grande admiration à sa musique et notamment à son Trio avec piano en la mineur, véritable instaurateur d’une tradition de trios élégiaques.
Tout juste un an plus tard, Arensky compose son propre Trio avec piano n°1 en ré mineur op.32, en mémoire de son ami le violoncelliste Karl Davidoff, qui dirigeait le Conservatoire de Saint-Pétersbourg quand il y était élève.
Écriture dense, passionnée et grandiloquence du propos : une oeuvre véritablement épique, qui est à la musique ce que Guerre et Paix de Tolstoï est à la littérature.

DEUXIÈME PARTIE : LE MANTEAU

Pièce de Nikolaï Gogol 
AVEC FRANÇOIS BERLÉAND ET  LE TRIO HÉLIOS
Qui mieux que François Berléand, d’ascendance russe par son père et grand mélomane, peut exprimer l’ironie grinçante et le comique irrésistible des situations dont regorge la nouvelle du Manteau de Nikolaï Gogol ?
Le Trio Hélios lui donne la réplique en musique, dans une douzaine d’extraits choisis pour illustrer les moments forts du récit, piochés dans le répertoire slave : Chostakovitch, Rachmaninov, Tchaïkovski, Arensky, Smetana..

SYNOPSIS :
À Saint-Pétersbourg, Akaki Akakiévitch Bachmatchkine est un modeste fonctionnaire, effacé et solitaire, dont la vie se résume à copier des documents administratifs. Méprisé par ses collègues, il mène une existence monotone jusqu’au jour où son vieux manteau, devenu inutilisable, doit être remplacé.

Après de longs mois d’économies et de sacrifices, il parvient enfin à s’offrir un manteau neuf. Ce vêtement transforme son quotidien : il gagne soudain l’estime de ses collègues et retrouve une forme de dignité. Mais ce bonheur est de courte durée. Victime d’une agression, il se fait voler son précieux manteau. Face à l’indifférence de l’administration et à l’injustice, Akaki sombre dans le désespoir. Après sa mort, une étrange légende naît dans les rues de Saint-Pétersbourg : le fantôme d’un homme errerait la nuit, arrachant les manteaux des passants.

À la fois satire sociale, conte fantastique et réflexion sur la condition humaine, Le Manteau est l’une des œuvres majeures de Nicolas Gogol. Derrière une histoire en apparence simple, l’auteur dénonce l’indifférence d’une société bureaucratique qui broie les plus humbles tout en mêlant réalisme, humour et fantastique.

FRANÇOIS BERLÉAND

Acteur de théâtre, François Berléand débute sa carrière sur les planches
en 1973, sous la direction de Daniel Benoin. Il travaillera avec ce metteur en
scène sur une dizaine de spectacles (“Woyzeck”, “La Cantatrice Chauve”…).

François Berléand poursuit son aventure théâtrale avec de grands noms de la
scène : comme Antoine Vitez pour “Hernani” ; (1985) ou encore Alain Françon
pour “La Dame de chez Maxim” ; (1990) ou bien Bernard Murat pour “Quadrille”
(2011). Sa dernière pièce en date “Encore un instant” de Fabrice Roger-Lacan et
mis en scène par Bernard Murat (2019).

François Berléand est aussi un acteur incontournable du cinéma. Il obtient son
premier rôle en 1978 dans “Martin et Léa” d’Alain Cavalier. Depuis, François
Berléand enchaîne les rôles : il joue notamment sous la direction de Louis Malle
dans “Au revoir les enfants”, Bertrand Tavernier dans “L’Appât”, Catherine
Breillat dans “Romance” ou Nicole Garcia dans “Place Vendôme”. En 2000,
François Berléand voit son travail récompensé par le César du Meilleur Acteur
dans un second rôle pour “Ma petite entreprise” de Pierre Jolivet. Il est
également nominé au Molière du Meilleur Comédien pour “Deux hommes tous
nus” et une nomination aux César comme Meilleur Acteur pour “Mon idole”.

François Berléand passe aisément d’un registre à un autre. Avec des rôles dans
des films d’auteur, François Berléand met un point d’honneur à faire aussi du
cinéma pour le grand public, grâce à son jeu dans “Le Transporteur” ou encore
“Les Choristes”. De 2019 à 2023, il est à l’affiche de nombreux autres films :
“Deux moi” de Cédric Klapisch, “La bonne épouse” de Martin Provost, “L’esprit
de famille” d’Eric Besnard, “La Ch’tite famille” de Dany Boon, ainsi que “Last
Dance” de Delphine Lehericey, sans oublier la scène : en 2021 il est dirigé par
Jérémie Lippmann aux Bouffes Parisiens dans “88 fois l’infini”, et par Bernard
Murat en 2022 dans “Par le bout du nez”, au Théâtre Antoine

TRIO HELIOS

Immergés dans la musique de chambre depuis leur enfance, Luka Ispir (violon), Raphaël Jouan (violoncelle) et Alexis Gournel (piano) forment un ensemble qui s’est imposé au cours des années sur les scènes françaises et internationales. Basé à Paris, le trio se produit dans des salles prestigieuses telles que le Wigmore Hall, la Philharmonie de Paris, la salle Cortot, le Théâtre des Bouffes du Nord, le Phoenix Hall d’Osaka et est régulièrement invité dans des festivals tels que le Festival d’Auvers-sur-Oise, les Rencontres Musicales d’Evian, le Festival des Arcs, le Festival Pablo Casals de Prades, le Festival de la Roque d’Anthéron ou encore la Folle Journée de Nantes, Varsovie, et Tokyo.

Le Trio Hélios s’est illustré dans de nombreux concours internationaux : il a notamment remporté le deuxième prix du Concours International de Musique de Chambre de Trondheim (2019), le deuxième prix du Concours International de Musique de Chambre de Lyon (2018), le Kammermusikpreis du Festival ISA à Reichenau en Autriche (2019), ainsi que le Prix spécial Franz Liszt au Concours Joseph Joachim de Weimar (2019). En 2024 ils sont lauréats du Kammermusikpreis Hasselburg, de la Fondation Stahlberg.

« D’un matin de printemps », leur premier album salué par la critique regroupant des oeuvres de Saint-Saëns, Ravel et Lili Boulanger paraît en 2021 chez le label Mirare. Leur deuxième album « Bohemia” associant les compositeurs tchèques Smetana, Novàk et Fibich, sort en 2023 et se voit décerner un CHOC du magazine Classica.

Diplômé du CNSMD de Paris, le Trio Hélios a bénéficié régulièrement de conseils de personnalités telles que le Trio Wanderer, les quatuors Ebène, Talich et Modigliani, Claire Désert, François Salque ou Emmanuel Strosser. Également ensemble Alumni de l’ECMA – European Chamber Music Academy – il s’est perfectionné avec des maîtres tels que Hatto Beyerle, Johannes Meissl, Patrick Jüdt ou Avedis Kouyoumdjian.

Le Trio Hélios est représenté par l’Agence Claire Laballery. Il est également ensemble en résidence à la Fondation Singer-Polignac.