Miloš Karadaglić à la Rotonde Lenôtre

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Miloš Karadaglić

LES PLUS BELLES PAGES DE LA GUITARE

Dimanche 15 Septembre à 20H00

Miloš Karadaglić

TARIFS 30€ et 35€ – Tarif adhérents Association beaulieu arts et musique : 30€
Placement numéroté

PROGRAMME :
– Bach: Prelude and Fugue BWV 997
– Granados: Andaluza and Oriental
– De Falla: Danza del Molinero
– Villa Lobos: Prelude 1 and 4
– Villa Lobos: Valsa Choro
– Villa Lobos Etude no 12
– McCartney : Blackbird
– McCartney : Yesterday
– Harrison: While my guitar gently weeps
– Domeniconi: Koyunbaba Suite

Biographie

« Un coup de foudre musical. » C’est ainsi que Miloš se remémore ce qu’il ressentit au moment où il joua, enfant, pour la première fois avec une vieille guitare dans sa maison d’enfance. Elle s’empoussiérait seule dans la maison jusqu’à leur rencontre. « Mon oncle avait donné cette guitare à mon père, mais il n’avait pas le temps d’en jouer. Je me souviens un jour de m’être mis à la gratter. Je me suis immédiatement senti comme une vedette de rock. » Près de 30 ans plus tard, celui que le Sunday Times décrit comme étant « le guitariste le plus hot du monde » et que BBC Music Magazine qualifie de « guitariste classique vedette » sourit en se rappelant ce souvenir. « Je me suis dit : C’est vraiment sensas… C’est ÇA que je veux faire. »
Le Monténégro du début des années 1990 n’était pas une porte d’entrée évidente vers de futurs succès en musique classique. « La guerre des Balkans faisait rage à l’époque, à mes débuts comme musicien, se souvient Miloš. La guerre nous a épargné au Monténégro, mais pas l’isolement. Malgré les épreuves, mes parents ont travaillé fort et ils ont pu mettre au cœur de notre vie la famille. Au travers des épreuves, nous avons tissé des liens plus étroits entre nous. D’avoir vécu cette expérience si tôt dans la vie m’a fait réaliser ce que signifie réellement la famille. Ils ont été mon premier public. »
Sa famille le soutenait, tout faisant preuve de prudence lorsqu’à l’âge de 14 ans, Miloš a décidé de fréquenter une école spécialisée en musique plutôt qu’une prestigieuse école. « D’un côté, je réussissais très bien à l’école, et de l’autre… disons que, dans mon pays nous ne possédons pas une culture forte en musique classique…, explique-t-il. La musique n’offrait aucune vue réelle prospère sur l’avenir. J’ai grandi dans des circonstances difficiles, mes parents souhaitent pour nous la sécurité. Je leur ai dit que, plus que tout au monde, j’aimais la musique. Ils m’ont répondu : « D’accord, nous serons là pour toi, cœur et âme, mais tu devras travailler très fort et être le meilleur sinon cela ne vaut pas la peine. » Ça m’a vraiment marqué. J’ai vraiment décidé à ce moment même que la guitare serait ma raison d’être, que la musique serait toute ma vie et oui, j’allais être le meilleur qui soit, faire tout en mon pouvoir. »
Quittant les Balkans déchirés par la guerre, arrivant à Londres pour prendre place au convoité et prestigieux Royal Academy of Music, ce fut un peu, selon ses dires, comme s’il venait d’arriver sur la planète Mars. « J’étais désemparé. » Néanmoins, Miloš est resté fidèle à cette éthique de travail et huit ans plus tard, il était devenu un artiste de classe mondiale. En 2010, il signait son premier contrat avec la réputée maison de disque Deutsche Grammophon. Peu de temps plus tard, il remplissait les grandes salles de spectacles et se classait en tête des palmarès musicaux internationaux. À tout point de vue, cette ascension fut fulgurante. Elle l’aurait été pour tout jeune musicien, mais elle l’est d’autant plus dans le cas d’un guitariste classique. « On peut pratiquement compter sur les doigts d’une main le nombre de guitaristes classiques qui ont eu le droit, si on peut dire, de devenir célèbres de cette façon, plaisante-t-il. « Ce fut incroyablement difficile de briser la bulle de verre créée par l’industrie autour de guitaristes comme moi. Je me suis dit que si moi, un garçon du Monténégro, si loin de toute tradition dans le genre de guitare classique, peut tomber en amour avec la guitare, alors n’importe qui peut le faire. On pourrait dire que j’étais très résilient, j’imagine. Et ambitieux » dit-il en riant. « Et aussi, très têtu. »
De 2010 à 2016, Miloš a donné des centaines de concerts dans les plus grandes salles de spectacles et les plus grands festivals du monde, dont notamment le tout premier récital de guitare solo qui a
fait salle comble au Royal Albert Hall. Il fut louangé par la critique. Ses premiers albums, Mediterraneo et Latino ont connu un succès immense, et son enregistrement, en 2014, des concertos de Rodrigo accompagnés du London Philharmonic et de Yannick Nezet-Seguin, lui méritèrent le nom de Roi de Aranjuez par le Sunday Times. En 2016, son album Blackbird – The Beatles Album, qui comprenait des duos prestigieux avec Gregory Porter, Tori Amos, Steven Isserlis et Anoushka Shankar, a été accueilli par des éloges unanimes.
Mais cette carrière d’étoile fut sérieusement compromise lorsqu’à son apogée, il subit une blessure dévastatrice à la main : et il ne pouvait plus jouer. Alors qu’il préparait un nouveau disque et une importante tournée internationale de concerts déjà complets pour 2017-18, il dut annuler de nombreux contrats et des séances en studio ; blessé, il ignorait quand il pourrait jouer de nouveau.
Il se souvient : « C’était une période très difficile. J’ai développé une blessure causée par les mouvements répétitifs, qui s’est rapidement aggravée en problèmes plus sérieux. J’ai essayé toutes les solutions médicales possibles pour résoudre le problème et continuer, mais cela ne faisait qu’empirer les choses. J’ai tourné la situation dans tous les sens dans ma tête et j’ai tout tenté, jusqu’à ce que j’atteigne un point où je n’arrivais même plus à extraire une seule note de mon instrument. J’ai dû faire face au fait que je ne pourrais peut-être plus jamais jouer. C’était terrifiant d’être confronté à la question : Qu’est-ce que je vais faire si je ne peux plus être guitariste? Tout ce que je savais faire, c’était d’être musicien. »
En septembre 2017, tout s’est complètement arrêté; tous les concerts à venir ont été annulés.
« C’était comme un brouillard, comme un cauchemar… peut-être le point le plus bas de ma vie. C’est aussi à ce moment-là que j’ai finalement commencé à guérir sans le savoir. J’ai découvert un soleil levant. »
D’avoir eu l’espace et le temps de réfléchir et de me redéfinir à un moment de crise personnelle et professionnelle aussi fondamentale a été une bénédiction déguisée. Après de nombreux mois d’errance frustrants, à se demander quoi faire, Miloš a finalement réussi à trouver l’aide qu’il lui fallait pour recommencer à jouer de nouveau.
« Cela m’a pris du temps et un énorme réseau de soutien que j’ai la chance d’avoir. C’était un processus atrocement difficile. Jouer de la guitare avait toujours été si instinctif pour moi, et pourtant il fallait maintenant tout réapprendre, recalibrer et comprendre tout à partir des fondements. J’avais l’impression de devoir réapprendre à marcher. »
En août 2018, complètement guéri mentalement et physiquement plus fort, Miloš a effectué un retour triomphal sur la scène. Pas n’importe laquelle, mais celle de l’emblématique Royal Albert Hall, où devant 6000 personnes, il a joué en première le concerto de guitare que Joby Talbot a écrit spécialement pour lui, Ink Dark Moon. À l’automne 2019, il lancera son cinquième album, intitulé Sound of Silence, cette fois sur étiquette Decca Classics : un véritable trésor musical incluant de tout nouveaux arrangements du répertoire classique méditatif, des clins d’œil complices au monde de la pop et des collaborations avec ses amis musiciens. C’est le tableau émouvant d’un artiste exceptionnel en pleine possession de ses dons musicaux exceptionnels à un moment critique de sa vie et de sa carrière.
« Sound of Silence représente un reflet sur cette période de ma vie. L’album inclut des pièces de guitare que j’ai jouées pour repartir, ainsi que de merveilleuses chansons que j’écoutais pour m’évader, m’éloigner de tout cela. C’est un album de musique très personnel, un ensemble strié et disparate, qui aura toujours une signification spéciale pour moi. »

Il conclut en disant : « Nous sommes tous confrontés à des obstacles dans notre vie, à des moments où les fondations sont ébranlées jusqu’au fond de nous-mêmes et où il semble qu’il n’y ait pas d’issue. J’aimerais croire que cet album ne sera pas seulement un voyage agréable à travers de la grande musique, mais aussi une source d’inspiration pour les autres, afin qu’ils trouvent un espace dans leur vie pour réfléchir et trouver leur propre façon de surmonter les défis et les épreuves auxquels ils sont confrontés chaque jour dans notre monde moderne fou. »

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